Recherche sur la capacité des cellules souches à réparer les lésions cérébrales du nouveau-né prématuré

Initier une nouvelle stratégie thérapeutique basée sur les cellules souches pour prévenir ou traiter les atteintes cérébrales.

Contexte

Le cerveau du bébé né prématurément est un organe extrêmement vulnérable car il est encore immature à ce stade de gestation et il se défend mal contre l'inflammation. Il peut aussi subir le contrecoup du manque d'oxygène dont souffre fréquemment le nouveau-né prématuré à la naissance et pendant les premiers jours de vie. Le bilan neurologique d'un nouveau-né prématuré ne donne malheureusement que peu d'informations. Ce n'est qu'avec le temps que l'on voit apparaître des déficits au niveau de la marche, de l'acquisition du langage, du comportement, de la vue, de l'audition, des résultats scolaires...

Chaque année 2 000 enfants grands prématurés et prématurés modérés sont malheureusement porteurs de handicaps sévères et souffrent de déficiences motrices et de déficiences intellectuelles avec des retards importants.
Si les cellules souches ont démontré leur capacité à réparer le cerveau adulte, on déplore l'absence totale d'études directement liées à la capacité réparatrice des cellules souches dans le contexte de lésions cérébrales périnatales. Il est urgent de mener des études sur ce sujet après avoir répondu préalablement à plusieurs questions stratégiques.

Objectifs

  • Apporter la preuve que la stratégie de thérapie cellulaire est porteuse d'espoir pour réparer les lésions cérébrales du nouveau-né prématuré.
  • Sélectionner les types de cellules souches qui doivent être utilisées.
  • Déterminer à quel stade de différenciation doivent se trouver les cellules souches 
avant la greffe.
  • Mesurer le temps dont on dispose après la naissance pour greffer des cellules souches.
  • Comprendre les mécanismes d'action des cellules souches greffées.
  • Evaluer le risque de développement d'une tumeur.